Recharge tes super-pouvoirs

Ces petites phrases qui changent le cours de notre vie

21 mai 2015

Vous avez sûrement déjà été marqué par une phrase, une rencontre, une discussion. Le genre de mots qui, sans le vouloir, changent le cours de votre vie à jamais.

Ces petites phrases marquantes, il faut savoir les entendre et les recevoir comme des cadeaux de la vie, car elles ont le pouvoir immense de vous guider dans vos choix les plus difficiles.

Certaines phrases ou discussions ont eu un effet irréversible sur ma vie et m’accompagneront à jamais. J’aimerais vous les partager.

 

Édouard

Fin 2002, un soir d’hiver, alors que j’attends mes « allo-stoppeux »pour la route Mtl-Qc, je vois un monsieur âgé s’approcher de ma voiture et je me dis : « Oh non, pas un vieux bonhomme. »

Il s’appelait Édouard Dupuis et venait de la République Dominicaine. Je me souviens de notre conversation comme si c’était hier. Après m’avoir parlé de ma voiture (un jeep), nous avons discuté de voyages, de poésie, de littérature, de la vie et de la mort, de la pauvreté et de la richesse, et de l’amour aussi. Il m’a même récité du Victor Hugo. J’étais émue.

Vers la fin de la conversation, je lui parle de mon envie de quitter ma job de pilote pour aller étudier. Et il me répond, très sûr de lui «Mais vous devez aller étudier l’économie-politique!» 

Le lendemain je postais ma demande d’admission pour ce programme. Faire ce choix a complètement changé le cours de ma vie.

 

Cuba et Richard

Toujours en 2002, je fais un voyage à la Havane totalement improvisé avec mon amie Véro. Le genre de voyage de fou où, en échange de billets d’avion gratuits, on devait transporter des valises contenant des biens dédiés à des familles cubaines (oui je sais, c’est un peu intense, mais ce n’était pas vraiment illégal en 2002). Rapidement, nous faisons la rencontre de Richard. Mi- quarantaine avancée, contrôleur aérien, il passe 2 semaines par mois à la Havane.

Il nous guide et nous fait voir la face cachée de la Havane (extraordinaire). Et puis, lors d’un trajet en autobus, nous commençons à discuter de la vie et de ma difficulté chronique à faire des choix. Je lui dis, mots pour mots : « Je ne sais pas qu’est-ce que je devrais faire de ma vie. » Il me répond alors : « Oublie le verbe DEVOIR et remplace-le par le verbe AVOIR BESOIN. De quoi as-tu besoin pour être heureuse? »

 

Peter Stoett

J’ai passé 6 ans à l’université et j’avoue ne pas me souvenir de tout ce que j’y ai appris. Or, je me souviens d’une phrase dite par un professeur lors d’un cours : « À vouloir essayer de tout faire, on finit par ne rien faire de bon. » Chaque fois où j’ai l’impression de trop en avoir sur les épaules, j’y repense et je priorise.

Dans ce même cours où je parlais peu, car je me sentais un peu ignorante face à mes collègues et gênée de mon anglais imparfait, ce même professeur a pris le temps d’écrire un petit mot sur l’un de mes travaux : « Tu devrais parler plus, tu as beaucoup à dire. »

Ces simples mots m’ont donné énormément de confiance.

 

Roger, mon père.

Mon père a eu a eu le genre de vie qu’on ne rencontre pas à tous les coins de rue. Il a fait le tour du monde maintes fois, a connu de nombreuses femmes, a vécu la pauvreté et la richesse. Toute ma vie, il m’a répété des phrases comme : « Il vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux! »,  « Il vaut mieux être un loup maigre et libre qu’un gros chien gras attaché après sa niche. » Des phrases que j’entends encore.

Mais, sa phrase la plus marquante demeure une réponse à une question : « Papa, comment fait-on pour avoir une vie extraordinaire? »

Lui qui m’avait toujours encouragée à suivre la voie safe, la voie de la bonne job et de la vie stable me répondit : « Pour avoir une vie extraordinaire, écoute ton cœur et tes passions, pas ta raison. » Mais il prit soin de préciser que cette voie n’était pas la voie la plus facile et que le plus difficile serait de devoir affronter le regard et les commentaires de ceux qui essaieraient de me décourager.

Humm… je peux vous dire que cette phrase entre toutes les phrases a eu un impact immense et direct sur ma vie.

C’est le genre de phrase que tous les parents du monde devraient répéter à leurs enfants.

Et vous? Avez-vous vos petites phrases marquantes?

 

Illustration : Myriam Des Cormiers