Recharge tes super-pouvoirs

Plus créatifs, les oiseaux de nuit?

25 mai 2015

Qui ne connait pas la célèbre maxime affirmant que le monde «  appartient à ceux qui se lèvent tôt » ? Bien que ceux-ci semblent effectivement plus enclins à la productivité et à la stabilité, une étude publiée par le Havard Business Review accorde aux oiseaux de nuit une plus grande part de créativité et d’extroversion qu’à leurs homologues journaliers.

Alors, tenté de partager un peu le futur avec les noctambules?

 

Compromis et horaires

En tant qu’employée contractuelle, j’ai eu la chance d’expérimenter différents quarts de travail au fil des ans. Parfois levée aux premières lueurs de l’aube, je me retrouve présentement à inverser les deux pôles d’un horaire qui serait jugé « standard » par la plupart. Rarement debout avant 10h30 ou 11h00 en avant-midi, j’occupe un emploi rémunéré en soirée pour ensuite me consacrer à mes projets personnels et créatifs jusqu’aux petites heures du matin.

J’ai rapidement constaté à quel point cet horaire me permettait de progresser plus efficacement une fois chez-moi, bien installée devant mon ordinateur ou ma table à dessin (et tout de même armée d’un café). Ma concentration est toujours plus soutenue passé minuit et le fil de mes idées continue jusqu’à ce que le sommeil me rattrape avec les premiers rayons du soleil. C’est précisément dans cet espace-temps que mon inspiration semble la plus active et il ne s’agit aucunement d’un secret bien gardé!

Heureusement d’ailleurs, mes colocataires savent se montrer compréhensifs envers mon agitation nocturne et mes collègues évitent de se moquer de mon air lunatique quand je dois être au travail avant 9h00.

Il faut souligner qu’il n’est pas toujours simple de chérir ce genre d’horaire en considérant les balises que nous impose notre mode de vie en société. Impossible (ou du moins beaucoup plus difficile) d’aller travailler dans un charmant petit café pour se sortir de notre décor. Autre exemple, la rédaction de cet article se sera conclue à 4h19 du matin, quelques heures seulement avant une réunion matinale à 10h00! Gare donc, aux nombreuses adaptations!

 

 Quels avantages?

On m’a souvent fait la remarque qu’il s’agissait d’un choix plutôt déraisonnable (oui, oui maman, je sais!) lié à la paresse, voire une certaine immaturité. C’est pourquoi il m’a semblé intéressant d’identifier certains des avantages relevés par les gens qui, comme moi, affectionnent particulièrement le fait d’œuvrer la nuit.

 

1. L’horloge ne compte plus.

Évidemment, il est particulièrement intéressant d’œuvrer à quelque chose alors qu’on a conscience que tout ce qui nous entoure est au repos. Ainsi, on ne sent pas l’obligation de se soumettre à un agenda. On se trouve libéré des plages fixes comme les pauses et les heures de repas ainsi que des contraintes générales liées à l’horaire. J’ai l’impression que cette absence de balise aide à libérer la créativité.

 

 2. L’absence d’agressions.

Contrairement au jour, on ne se heurte pas au flot continu de courriels, rendez-vous, rencontres, téléphones, évènements et sollicitations diverses.  Le bruit de fond des conversations, de la circulation automobile ainsi que toutes autres distractions ne sont plus un obstacle à la concentration ni aux choix des tâches à prioriser.

 

3. La fatigue. 

Oui oui, une légère fatigue se révèle parfois être un puissant atout à l’inspiration! Lorsque nous sommes fatigués, notre cerveau est moins alerte et enclin à filtrer ou écarter d’emblée certaines idées qui nous semblent moins conventionnelles ou rigoureuses. Chez d’autres, ce sera tout le contraire. Le cerveau va alors se focaliser sur une tâche précise puisqu’il ne lui reste plus suffisamment d’énergie pour vagabonder ailleurs et ainsi atteindre plus rapidement le but visé.

Après, il y a bien sûr ce petit penchant pour la face caché du jour et une curiosité naturelle à aller y chercher ce qui aurait pu nous échapper en plein soleil.

 

Et vous, qu’est-ce qui vous tiens éveillé la nuit?

 

[1] http://hbr.org/2010/07/defend-your-research-the-early-bird-really-does-get-the-worm/ar/1