Recharge tes super-pouvoirs

Tout vient à point à qui sait attendre

19 septembre 2015

Dans la vie, rien n'est acquis, m'a-t-on toujours dit.

Comme pour leur donner raison, j'ai pris tous les détours possibles pour arriver à mes fins. Toutes les embûches, je les ai vécues. Question de karma? De me prouver à moi-même que j’étais plus forte que je ne le croyais? Qui sait. Avec une confiance inébranlable en apparence, mais en réalité fragile et incertaine, j'ai toujours défoncé les portes pour atteindre les buts que je m’étais fixés.

J'ai toujours eu une passion pour l’écriture. Vivre de ça a longtemps été mon rêve. Alors que, toute petite, mes amies jouaient à la poupée, j'inventais des histoires et je fabriquais des livres cartonnés que ma mère plastifiait. J’étais tellement fière de mes créations.

Du genre très (trop) sociable, j'ai pourtant toujours eu besoin de ces moments de calme pour écrire, seule avec moi-même, qui me permettaient de mettre sur papier les 1001 idées qui bouillaient dans ma tête sans arrêt.

Durant mon parcours académique, au cégep, une prof qui ne m'aimait pas trop m'a laissé un message sur mon répondeur, me disant que je n’écrirais jamais rien de bon dans la vie. Que personne ne voudrait jamais de mes textes. Le cours Motivation d’élève 101, elle l'avait probablement coulé. Loin de me décourager, ces quelques mots et ce mépris n'ont que ravivé mon désir et mon ambition d’être un jour publiée.

Un pied de nez mental

Quand, lors de mon premier travail de « grande » un de mes textes a été imprimé dans un journal, pleine page et en couleur par-dessus le marché, j'ai eu le sentiment que j'avais réussi quelque chose. Et j'ai eu une pensée pour cette prof. Sans frustration. Juste un pied de nez mental qui m'a soulagée un peu. J’étais capable et j'allais réussir.

Ironiquement, dans mon parcours professionnel je suis pas mal toujours tombée sur des patrons qui ne m'encourageaient pas, qui ne croyaient pas en mon « talent » et ma passion. J'ai toujours fait fi de leurs commentaires, de leur négativité. Du moins j'ai tenté.

Tout autour, l'inspiration

Tout en travaillant à temps plein, un orteil dans mon domaine, j'ai fait des études universitaires à temps partiel qui m'ont pris 8 longues, très longues années. Appelez ça de l'acharnement, je le voulais ce papier, même si je ne savais pas où ça allait me mener.

Puis j'ai été inspirée. Vraiment. J'ai croisé des gens, lu des choses qui m'on fait croire que c’était possible. Encore et toujours.

Tout a déboulé d'un coup. Je me suis créé un blogue personnel. Quelques mois plus tard, ce blogue m'a permis d’écrire pour un autre site touchant sensiblement les mêmes sujets que les miens, mais avec un plus grand lectorat. Ces plateformes m'ont permis, récemment, de me faire remarquer par un employeur qui me donne la chance d'être payée pour écrire. Toute la journée. Oui, oui!

Plus de 15 ans plus tard, avec bien des détours et des embûches, je peux dire que j'ai gagné mon pari. Curieuse et enjouée, j'ai envie de tout faire, de m'impliquer dans tout. Je me pince chaque jour. Je suis heureuse d'être autant inspirée et de vivre cette vie remplie.

Rien n'est acquis dans la vie, c'est vrai. Mais avoir des rêves est important et il faut toujours se dire qu'à force de travail et de passion, il est possible de les réaliser. J'en suis la preuve vivante.