Recharge tes super-pouvoirs

Un peu de folie urbaine

16 juillet 2016

Il y a de ces événements qui vous procurent une bouffée d’air frais, un élan de créativité, une envie soudaine de vous lancer dans l’aventure. Ils se font rares, bien sûr, mais quand ils se pointent le bout du nez à l’horizon, il ne faut pas hésiter à y prendre part.

Imaginez alors mon enthousiasme lorsque j’ai appris que 100en1jour serait de retour à Montréal le 4 juin 2016! Vous connaissez peut-être? Il s’agit d’un festival de création urbaine invitant tous les citoyens à repenser et à transformer leur ville grâce à une action. Le but : réunir dans une même journée un minimum de 100 initiatives (petites ou grandes) afin de saupoudrer un peu de folie dans le quotidien urbain. Bref, le genre d’événement coloré et si inspirant dont je parlais quelques lignes plus tôt.

C’est lors de l’édition 2014 que je suis tombée sous le charme de ce mouvement citoyen mondial originaire de Colombie. J’avais alors parcouru, accompagnée d’autres citoyens, différentes actions organisées à Montréal pour documenter en mots et en photos cette journée de célébration. Aux quatre coins de la ville, j’y avais découvert des gens passionnants et des idées brillantes. Mon coup de cœur : une bibliothèque vivante où l’humain, de par ses expériences, prend la place du livre! À la fin de la journée, je m’étais promis d’à mon tour contribuer à cette transformation urbaine lors d’une prochaine édition.

Stimuler l’imaginaire

Cette année, il n’était donc pas question que je rate ma chance. Sans inspiration particulière, mais l’esprit ouvert, je me suis rendue à une séance de remue-méninges afin de partager mes rêves avec ceux d’autres citoyens. Et il n’en fallait pas plus pour que la magie opère! Je crois que je serai toujours émerveillée par la puissance de telles séances pour stimuler l’imaginaire. L’inattendu émerge des échanges, une idée en entraînant une autre, jusqu’à ce qu’un flash surgisse. «Si on organisait une exposition d’art citoyen sur cordes à linge dans une ruelle?» Les yeux de mes voisins de table s’illuminèrent. J’avais mon mandat!

Il me restait quatre semaines pour tout organiser avec l’aide d’autres citoyens motivés. Trouver la ruelle, convaincre des citoyens de devenir artistes d’un jour, promouvoir l’activité auprès du grand public : la liste des tâches était longue. Mais petit à petit, notre collaboration et nos efforts permirent de toutes les réaliser, si bien que l’exposition Cordes à linge créatives fut plutôt réussie. Une douzaine d’œuvres variées (photographie, peinture, poème, etc.) créées par adultes et enfants enjolivèrent la ruelle verte La sinueuse, située dans Villeray, tout un après-midi. En plus, comble de chance, le comité de la ruelle profita de l’occasion pour tenir son inauguration. Les résidents des rues avoisinantes, tout comme les passants, purent donc profiter des festivités sous une galerie à ciel ouvert. 

Générer du bonheur dans son entourage

Pour mener à bien un tel projet, j’ai bien sûr investi beaucoup de temps et d’efforts. Mais les différentes étapes et le résultat final m’ont procuré un réel plaisir et une certaine fierté. Contribuer à transformer positivement ma ville le temps d’une journée, à y ajouter un peu de couleur et de créativité, à surprendre voire émerveiller certains citoyens, ça m’a fait du bien. Cette expérience m’a donné un peu plus de confiance en moi, en ma capacité à construire, à générer du bonheur dans mon entourage. Et le bonheur des autres devient souvent contagieux!

La beauté de 100en1jour, c’est que tout un chacun peut contribuer à l’échelle de sa ruelle, de son voisinage ou de son quartier. Toutes les actions comptent, peu importe leur ampleur. Chacun a le potentiel d’améliorer à sa façon son milieu de vie, de façonner une partie de la ville à son image. Soyez à l’affût des initiatives près de chez vous! Allez à la rencontre de vos voisins! Explorez votre quartier et ses recoins insoupçonnés! Surtout, ne doutez jamais de l’influence positive que vous pouvez exercer sur votre environnement. Parfois, il ne suffit que de se lancer!

Crédits photo : Roxanne Désilets Bergeron