Recharge tes super-pouvoirs

Philosophie et quotidien - Dernière partie : Le crépuscule

07 septembre 2016

Plus la lumière se fera sur le monde et sur notre quotidien, plus la quête de réponses sera insistante, exigeante et donc désolante. La levée du voile entraîne une exigence et nous voudrons que tous y parviennent.

Si nous souhaitons le meilleur pour nous, nous voulons le partager, le rendre accessible pour tous. Nous ne sommes pas devant un avoir que nous pouvons posséder. Nous avons le devoir de le partager et de rendre l’humain plus humain.

La lumière tombe alors sur le monde, les repères s’effritent, les actes sont moins distincts. Les bruits s’amenuisant, notre voix est étouffée par l’excès de silence de nos semblables en réponse au monde. Nous tentons de traduire la réalité en mots, mais peu les comprennent ou veulent nous écouter.

Que dire pour que nous soyons entendus? Que faire pour réveiller le désir?

Des couleurs? Du spectaculaire?

Nous nous habituons à tout, même à l’exceptionnel.

Le lumineux attire l’oeil, mais ne nous force pas à nous lever. Nous ne pouvons qu’entraîner l’autre à le faire par lui-même.

Le cultivateur ne peut faire pousser le fruit de sa culture de force. Même avec les soins les plus méticuleux, un savoir-faire et une pratique basée sur l’expérience, il y aura toujours une partie de sa récolte qui échappera à son travail. La graine ne germant pas. Il en va de même pour le «jardinier des hommes».

Nous n’arriverons jamais à rendre l’humain pleinement connaisseur et libre. La vérité n’étant pas atteignable, nous sommes voués à nous créer et à nous recréer constamment. Nous poussant toujours sur le chemin. Nous serons toujours ignorants et esclaves de whatever.

Épilogue

Plus souvent qu’autrement, j’ai l’impression de vivre un crépuscule perpétuel dans lequel le réel se dérobe à ma vision et où je me sens bien pauvre devant le monde qui attend ma réponse à son absurdité. Je trouve rarement le chemin.

Je tâtonne, griffonne.

Essais. Erreurs.

Mais surtout beaucoup d’essais.

Il y a peu de place pour l’inaction,

malgré tout.

Je fais tout pour cultiver l’humain en moi et en tous ceux que je croise.

Pourquoi? Parce qu’il y a quelque chose plutôt que rien.

Il y a toi.