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6 raisons pour travailler à l’étranger

07 juin 2017

À l’aube de mon départ pour un an en coopération internationale au Pérou, je reçois un tas de questions. Bien que les interrogations soient variées, j’ai remarqué qu’on me questionne souvent sur une chose en particulier : pourquoi partir travailler à l’étranger? Je pourrais plutôt avoir un emploi normal, faire des dons à des programmes d’aide et voyager seulement pour le plaisir. Qu’est-ce qui me motive à m’imposer un si grand défi?

1. Élargir votre perspective occidentale

Pour avoir grandi dans une famille traditionnelle en banlieue de la ville de Québec, je peux affirmer avoir vécu jusqu’à aujourd’hui dans un mode de vie occidental. Autant dans la vie privée qu’au niveau professionnel, notre société a développé des normes qui moulent nos comportements, nos habitudes et sans aucun doute notre façon de penser. Pourtant, dans plusieurs pays, les normes sont tout à fait à l’opposé des nôtres, ce qui influence beaucoup les comportements et les opinions. Bien que je me considère comme une personne ouverte d’esprit, j’ai envie de mieux comprendre cette situation et d’avoir une meilleure vue d’ensemble.

2. Apprendre une nouvelle langue en immersion

À moins d’avoir un emploi en développement international ou dans le milieu touristique, il y a encore très peu d’options de carrière qui permettent d’apprendre et d’utiliser une nouvelle langue. Après un an au Pérou, j’ai la certitude que je pourrai me considérer trilingue, ou presque! En tant que volontaire, j’aurai aussi l’opportunité de travailler sur des mandats uniques aux réalités de la région, et donc d’ajouter de nouvelles flèches à mon arc.

3. Découvrir d’autres facettes de votre personnalité

Soyons honnête, partir est une raison en soi d’aller à l’international. Bien que j’adore le Canada, il y a quelque chose de très satisfaisant dans l’idée de sortir du pays et d’aller découvrir le monde. Plusieurs associent le départ à la fuite alors que je le perçois comme une quête. Quand on s’éloigne, c’est bien souvent pour renouer avec soi-même, définir nos convictions profondes et retrouver notre équilibre.

4. Vivre d’une manière différente

Que ce soit en Europe, sur une île des Caraïbes ou dans la jungle cambodgienne, le voyage de courte durée pose toujours le même problème : il ne permet pas de réellement s’intégrer dans la culture locale. Certes, il est toujours possible de participer à des activités touristiques d’échange, mais la réelle immersion demande du temps. Il faut donner la chance à la communauté de nous accepter, et tenter de notre mieux d’adapter nos comportements aux normes de la région. C’est un processus qui peut être long, mais qui mène souvent à de magnifiques rencontres humaines.

5. Redonner à une communauté

Avec un baccalauréat en Administration des Affaires, j’ai réalisé en sortant de l’université que les chances étaient grandes pour que mes connaissances contribuent à enrichir les plus riches, ce qui allait à l’inverse de mes valeurs. Malheureusement, les postes dans les organismes d’entraide offrent des petits salaires ou encore sont occupés par des fonctionnaires. Grâce au volontariat, je pourrai faire profiter de mon bagage des organisations dans les pays en développement en travaillant avec elles sur le terrain.

6. Repousser ses propres limites

Nos seules limites nous sont imposées que par nous-même. Sortir de sa zone de confort est une façon saine de se dépasser et de grandir. En partant pour un an, je pousse mes propres limites, puisque j’avais décidé en 2014 que six mois à l’étranger c’était assez. Pourtant, me voici trois ans plus tard, plus motivée que jamais à doubler la durée du périple. Si ça vient avec son lot de stress et d’incertitude, la réalisation d’un tel défi apporte certainement un haut niveau d’accomplissement!

 

Dans tous les cas, la décision de quitter pour une si longue période ne se prend que très rarement sur un coup de tête. C’est un choix qui demande réflexion, mais qui selon moi vaut la peine d’être considéré. Vous voulez vous aussi partir travailler à l’autre bout du monde? C’est possible! Il existe de nombreuses façons de le faire, et ce dans presque tous les domaines. Tout ce qu’il vous faut, c’est une grande dose de motivation, de la patience et… votre billet d’avion! Brosse à dent et crème solaire non incluses. 

 Cédit photo : Marie-Hélène Couette